LES   TECHNIQUES   de   TIR

 

Le  tir  de  ball - trap  est  un  sport  à  part  entière.

 C’est  un  sport  ingrat  où  tout  ne  réussit  pas  immédiatement  et

l’on  ne  devient  pas  un  bon  tireur  sans  effort  ni  persévérance.

D. MACHET

 

La compréhension des différents chapitres qui vont suivre est primordiale.

En effet, le but est de réfléchir pour se convaincre et acquérir des bases solides, des gestes réflexes « éduqués ».

Assimilées, ces règles libéreront l’esprit de toutes préoccupations, rendant celui-ci entièrement disponible pour l’action de tir.

 

J’ATTAQUE CETTE CIBLE ET « JE ME LA FAIT »

EST UN ÉTAT D’ESPRIT PROPICE À LA RÉUSSITE.

 

1- POSITION DES PIEDS

 

La position des pieds varie suivant la trajectoire des cibles en mouvement.

De la position des pieds au sol dépend le résultat des tirs.

La constitution physique permet à un droitier, et l’inverse pour un gaucher, de mettre le tronc en rotation plus facilement d’un côté que de l’autre dans la position debout avec une arme épaulée et suivant que le bras gauche, ou droit, sera en extension.

 

POURQUOI ?

 

Simplement parce que le bras en extension allonge le muscle dorsal et que celui-ci est prévu pour s’allonger d’un certain nombre de centimètres et que le fait de tourner le tronc dans le sens de l’allongement amène un blocage en rotation, le muscle dorsal ne pouvant s’étendre à l’infini.

Par contre, si la rotation du tronc est dans le sens de la contraction, le muscle dorsal est raccourci et le mouvement est beaucoup plus grand.

Cet état de fait étant une certitude, il est baptisé « DÉFAUT MORPHOLOGIQUE ».

Comment palier à ce défaut morphologique ?

 

Pour un droitier :

 

E  Le pied gauche doit impérativement être parallèle à la trajectoire d’une cible se déplaçant de gauche à droite.

E  Le pied gauche doit impérativement être perpendiculaire à la trajectoire d’une cible se déplaçant de la droite vers la gauche.

 

Pour un gaucher :

 

E  Le pied droit doit impérativement être parallèle à la trajectoire d’une cible se déplaçant de droite à gauche.

E  Le pied droit doit impérativement être perpendiculaire à la trajectoire d’une cible se déplaçant de la gauche vers la droite.

 

POSITION DES PIEDS SUR LES CIBLES FUYANTES

(en éloignement de vous)

 

Le principe est identique, il est très rare qu’un fuyant parte exactement devant vous, il partira toujours un peu sur votre droite ou sur votre gauche.

 

Pour un droitier :

 

E  Fuyant de droite : vous seriez tentés de placer le pied gauche perpendiculairement à la trajectoire, puisque la fuite de la cible va bien être de droite à gauche en éloignement. Cette cible, n’étant pas très éloignée de vous, va vous déborder rapidement au risque de ne pas pouvoir la rattraper.

Le pied gauche sera donc placé en direction du point où vous estimez pouvoir casser votre plateau, le pied droit sera convergent à la trajectoire de la cible.

E  Fuyant de gauche : c’est le côté défavorable, il convient de placer son pied gauche parallèle à la trajectoire, sans autre ruse.

 

Pour un gaucher :

 

E  Fuyant de droite : pied droit parallèle à la trajectoire.

E  Fuyant de gauche : pied droit convergent à la trajectoire.

 

POSITION DES PIEDS SUR LES RENTRANTS

(cibles venant vers vous)

 

Pour un droitier :

 

E  Rentrant sur la droite : pied gauche perpendiculaire à la trajectoire si la cible est relativement rapide, par contre si celle-ci est franchement rapide il faut presque lui tourner le dos.

E  Rentrant sur la gauche : pied gauche parallèle à la trajectoire vers le point de lancement, se rapprocher légèrement de la perpendiculaire si la cible est très rapide.

 

Pour un gaucher :

 

E  Rentrant sur la droite : pied droit parallèle à la trajectoire vers le point de lancement, se rapprocher de la perpendiculaire si la cible est très rapide.

E  Rentrant sur la gauche : pied droit perpendiculaire à la trajectoire, si la cible est très rapide il faut presque lui tourner le dos.

 

RÈGLE GÉNÉRALE DROITIER ET GAUCHER :

 

METTEZ VOTRE PIED GAUCHE, OU DROIT, EN DIRECTION DE

 L’ENDROIT OU VOUS ESTIMEZ  POUVOIR TIRER LA CIBLE.

 

POSITION DES PIEDS L’UN PAR RAPPORT A L’AUTRE

 

Il faut avant tout rechercher une position d’équilibre et d’aisance, une position dans laquelle vous vous sentez bien campé sur vos appuis plantaires.

 

AUTRES PARTICULARITÉS MORPHOLOGIQUES

 

Il est absolument impossible de suivre avec une arme épaulée une ligne droite en rotation sur le tronc.

Un droitier attaquera ses cibles de gauche à droite à la hauteur des trajectoires et celles de droite à gauche en dessous des trajectoires.

C’est la notion des canons hauts et des canons bas.

De même, un gaucher attaquera ses cibles de gauche à droite en dessous des trajectoires et celles de droite à gauche au niveau Ò des trajectoires.

 

PRINCIPES DE TIR SUR CIBLES MOUVANTES :

PROBLÉMATIQUE :

 

Sachant que les plombs sortant de la bouche d’un canon ont une vitesse initiale de 380 mètres à la seconde et que cette vitesse diminue d’environ 1 % par mètre parcouru, que le plateau d’argile évolue à une vitesse de 100 kilomètres heure, que cette vitesse décroît également de 3 % par mètre parcouru. Le plateau d’argile possède une trajectoire formant un angle de 75° par rapport au tireur et est éloigné de celui-ci de 30 mètres.

 

QUESTION :

 

De combien le tireur devra- t-il devancer cette cible pour qu’il réalise le rendez-vous cible/plombs ?

 

RÉPONSE :

 

Le problème peut être résolu par calcul, du moins d’une façon toute théorique, mais en aucun cas sur le terrain en action de tir.

 

SOLUTION :

 

Ce n’est qu’en pratiquant et par l’entraînement que le cerveau fera cette estimation. Plus l’entraînement sera intensif plus les résultats positifs seront enregistrés.

Par entraînement, il faut entendre placer le tireur devant toutes les difficultés qu’il rencontrera et non d’en faire une mécanique. L’entraînement n’est en aucun cas un conditionnement mais une éducation qui permet de réagir suivant les circonstances.

 

RÉALISER LE RENDEZ- VOUS CIBLES/PLOMBS :

 

Voici une liste non exhaustive des éléments dont il faut tenir compte :

Résistance de l’air

Attraction terrestre

Accélération non entretenu

Vent

Forme de trajectoire

Distance

Munitions

 

CONSEILS :

 

OUBLIEZ tout cela et jetez l’ensemble aux oubliettes. Tous ces éléments en mémoire ne feraient que vous encombrer l’esprit inutilement. Avec la pratique vous constaterez que la nature vous a doté d’un « pifomètre » très bien conçu et des plus efficace pour le tir.

C’est le cas pour environ 80 % des plateaux d’argiles cassés. Les 20 % restants, c’est le métier et un peu de chance !

N’oubliez jamais que même si vous progressez rapidement et que vous arrivez à de très bons résultats, cela n’est jamais gagné d’avance et les jours « sans » vous remettront rapidement face à la réalité.

 

LE TIR EST UNE ÉCOLE DE MODESTIE

 

2- COMMENT RÉALISER LE RENDEZ – VOUS CIBLE/PLOMBS ?

 

Il est aisé de comprendre que si l’on tire sur une cible en mouvement, les plombs passeront derrière celle-ci. En effet, les plombs sortant du canon mettront un certain temps pour se rendre à l’endroit visé. Pendant ce temps, la cible aura parcouru une certaine distance, elle ne sera donc plus au point visé initialement. Il faut donc absolument tirer devant cette cible, faire précéder la visée d’une distance variable en fonction de la vitesse, de l’angle et de la distance. C’est principalement ces trois éléments : vitesse, angle et distance, qu’il va falloir apprécier et il n’existe, pour ce faire, que l’entraînement allié à de la persévérance.

 

L’ART D’ÉPAULER :

 

On ne peut que tenter d’expliquer l’art d’épauler une arme de chasse à canons lisses que par des conseils :

La règle de base est que la crosse de l’arme soit parfaitement adaptée à votre morphologie.

Le talon de la crosse doit venir se placer dans le « gras » de votre épaule et non sur le muscle du bras ou sur la clavicule.

Votre joue doit être en contact avec le dessus de la crosse (ou dos de crosse), par contact, on entend sous la pommette et non avec le maxillaire inférieur ou le bout du menton.

L’ensemble de l’arme est tenu fermement, sans crispation, c’est vous qui devez la maîtriser et non le contraire.

Vous devez dominer votre arme et non pas être impressionné par elle, cela s’obtient par la pratique.

 

MOUVEMENT D’ÉPAULER :

 

Le principe est d’effectuer un mouvement de bascule, votre bras tenant le pontet (devant de l’arme) servant d’axe de rotation et, avec votre autre main, vous n’avez qu’à pivoter l’arme pour la faire venir en contact d’une part avec votre joue et d’autre part avec l’épaule.

Le mouvement d’épauler se fait en quatre temps :

avancer son arme pour la dégager,

remonter son arme avec les deux bras,

ramener sa crosse à l’épaule,

baisser la tête sur l’arme, c’est la mise en joue,

 

PENDANT CE TEMPS, LA CIBLE CONTINUE SON CHEMIN …

LES DEUX GRANDES FAÇONS DE TIRER :

 

Il existe deux grandes façons de tirer, qui ne sont ni la bonne et la mauvaise mais deux manières ou techniques différentes.

 

LA RAPIDE :

 

Le tireur effectue son tir rapidement, il tire d’instinct. On peut dire que c’est un tireur doué ou du moins qu’il s’est démarqué totalement des contraintes ou soucis des débutants (crosse, épaulé, avance, placement des pieds, hauteur du canon…). En décomposant le tir rapide, vous vous apercevrez que le tireur juge immédiatement tous les éléments relatifs à la cible et agit avec succès. Généralement, celui-ci n’anticipe pas, il se laisse souvent déborder par la cible, il part en retard à la recherche de celle-ci. Partant en retard, il imprime à son arme un mouvement intense pour rattraper le plateau, son arme balaye l’espace deux à trois fois plus vite que ne le fait la cible. Le tireur raye le plateau et a l’impression visuelle de ne pas prendre d’avance. C’est uniquement un effet visuel, le fait de pousser fort sur son arme n’a aucun effet sur la vitesse des plombs. Le tireur est en réalité emporté par son élan. Lorsqu’il presse la queue de détente, son balayage continue et il tire devant sans vraiment sans rendre compte. Vous observerez ce type de tireur en action, vous constaterez que le mouvement continue même après l’action ponctuelle du tir.

 

CETTE FAÇON DE PARTIQUER S’APPELLE LE « SWING »

 

Avantages :

 

Moins de corrections visuelles pour le tireur, mouvement souple et naturel, ce n’est pas l’arme et les éléments extérieurs qui contrôlent l’action. Le tireur est le maître absolu, c’est lui qui impose.

Inconvénients :

Cette technique implique beaucoup de conditions à remplir :

Parfaite adaptation de l’arme à votre morphologie,

Épaulé parfaitement maîtrisé,

Excellente forme physique et psychique,

Confiance en soi,

Volonté farouche de vouloir pulvériser les cibles.

Toutes ces conditions ne sont réunies que certains jours où l’on a le « fusil doré ».

Le geste sportif accompli, vous retournez à l’état normal, c’est une gymnastique de l’esprit à acquérir.

 

DÉCONCENTRATION, PRÉPARATION, CONCENTRATION, ACTION !

 

La lente :

 

Le tireur effectue son tir d’une façon moins rapide, il vise, juge la cible, la dépasse, procède aux diverses corrections…

Il anticipe souvent, il attend que la cible arrive au bout de son arme, la suit, la juge, la dépasse et tire, le tout dans un mouvement peu rapide, du moins en apparence.

 

Avantages :

 

L’efficacité subit moins l’état d’esprit du tireur. Ici, la visée est mûrement réfléchie, ce n’est plus de l’extrapolation mais du calcul.

Dans tous les cas, le coup n’est pas jeté au hasard mais sur un point précis déterminé par le jugement du tireur.

 

Inconvénients :

 

Ce tir lent implique une plus grande expérience du tir. Ici l’instinct fait place au calcul et au jugement éduqués par une grande pratique.

 

CONCLUSION :

 

Ces deux façons se complètent.

L’idéal serait de les acquérir toutes deux, pour être à même de les utiliser suivant son humeur, sa forme et en regard des trajectoires rencontrées.

 

LE TIR EST- IL PRINCIPALEMENT CARACTÉRIEL ?

 

Le tir est essentiellement guidé par l’état d’esprit et l’état physique de l’instant.

C’est principalement, et en règle générale, un problème de maîtrise de soi qui fait que l’on tire rapidement ou lentement.

C’est ce qu’il faut arriver à obtenir. Il faut se dominer en toutes circonstances, par la réflexion et la concentration.

La principale difficulté du tir est de se maintenir à de bons résultats.

Il est bien évident qu’un résultat varie suivant la force et l’expérience du tireur.

Il est difficile de se maintenir et de progresser, il y a des jours avec et des jours sans.

Un tireur se juge sur une moyenne de ses résultats sur une saison et sur un nombre d’années de pratique.

Le tir sportif est ingrat et vous constaterez des réussites et autant, sinon d’avantages, d’échecs.

 

3 - LA TECHNIQUE DU TIR

 

VOUS DEVEZ DRESSER « LA BÊTE » QUI EST EN VOUS !

DÉTERMINATION DE L’AVANCE À PRENDRE

POUR ATTEINDRE LA CIBLE

 

Un vieux chasseur se faisait la réflexion : « QueueTêtePan ».

Cette exclamation est sans contestation non dénuée de vérité, elle est le fruit de l’expérience et de l’observation.

Un débutant pourrait progresser rapidement en appliquant cette formule.

Décomposition de l’expression :

« Queue » : on rattrape la cible…

« Tête » : on passe de la queue à la tête, on juge la cible, on accélère pour rester en avant…

« Pan » : on tire dans le mouvement.

Cette façon de faire donne le grand principe du tir, c’est en même temps l’explication du geste.

Mais, bien entendu, personne n’est capable de juger une longueur de deux mètres à trente mètres de distance !

Une méthode consiste à indiquer l’avance en centimètres par rapport à la cible et le bout du canon, cela est bien plus facile à évaluer et mieux perçu. En effet, si l’on met 5cm d’avance entre canon et plateau, on forme un angle.

Cet angle prolongé jusqu’à la cible représente bien une avance de X mètre(s) à la distance où elle se trouve.

Cette avance à prendre est proportionnelle à :

La manière de tirer

À la distance de la cible

À la vitesse de la cible

À la trajectoire de la cible (rentrant, traversard, fuyant…).

Cette appréciation de l’avance s’éduque par l’entraînement. Cette avance est personnelle, elle dépend essentiellement de votre vue et de votre geste.

 

CORRECTIONS EN HAUTEUR

 

Il faut acquérir les corrections en hauteur.

En effet, il est rare qu’une cible se déplace sur le plan horizontal. Une cible se déplace toujours sur une courbe ascendante ou descendante, c’est un piège supplémentaire.

Les écarts de hauteur sont plus fréquents que les écarts d’avance.

Ces écarts de hauteur sont dus à une faute du tireur. Celui-ci décolle la joue du dessus de la crosse et n’est pas en appui sur celle-ci !

Les décollements joue dos de crosse sont dus à deux raisons principales :

Le débutant appréhende le recul et décolle sa joue

Le tireur cherche à mieux voir la cible, l’œil étant gourmand d’image, il lève la tête.

En résumé, le tir sur cible doit être une parfaite coordination de l’esprit et du corps.

 

4 - LA TECHNIQUE DE LA PRATIQUE

 

LA JOUE DOIT RESTER IMPÉRATIVEMENT EN CONTACT

AVEC LE DOS DE LA CROSSE

 

Vous rencontrerez dans le tir sur plateaux d’argile trois sortes de trajectoires :

Les fuyants

Les rentrants

Les traversards

 

Les fuyants

 

Les cibles fuyantes sont des trajectoires en éloignement du tireur. Elles partent généralement d’un point proche du tireur et s’éloignent avec l’apparence d’une direction simple, sans angle, toujours droites. Vous aurez l’impression visuelle qu’elles ne présentent pas de difficultés particulières. C’est partiellement vrai et uniquement pour des trajectoires droites, peu rapides, autant dire très rares.

La cible subit des variations. Elle est l’objet d’un mouvement d’abord accéléré et ensuite uniformément retardé.

La vitesse décroissante du plateau, en translation et en rotation, va faire que celui-ci s’enfoncera ou descendra.

De ces diverses considérations physiques, vous déduirez donc qu’il faut tirer les fuyants assez rapidement, pendant qu’ils possèdent des trajectoires régulières et denses.

Ces fuyants peuvent être très variables avec de nombreux ingrédients : hauteur, vitesse, distance, angle…

 

ATTAQUE DES FUYANTS

 

E  Fuyant droit horizontal faible vitesse :

Un plateau lent doit être anticipé. Vous ne devez pas aller le chercher vers son point de départ mais l’attendre au passage sur sa trajectoire. Un plateau lent se juge et se tire calmement.

E  Fuyant droit horizontal grande vitesse :

Ce plateau doit vous déborder dans ses premiers mètres. En effet, vous devez absolument prendre un retard, ce retard est destiné à vous donner un mouvement rapide pour rattraper la cible énergiquement (SWING).

E  Fuyant montant faible et forte vitesse :

Les principes précédents sont à appliquer sauf en ce qui concerne la hauteur d’attente du canon.

Le principe de retard doit être appliqué :

Faible vitesse canon à la hauteur de la trajectoire, on attend qu’il arrive !

Forte vitesse canon en dessous de la trajectoire, on part en retard !

E  Fuyant avec angles à gauche ou à droite :

Le principe du retard ou de l’attente de la cible est à appliquer également et dans les trois dimensions : direction, hauteur et angulaire.

 

FUYANT FORTE

VITESSE = RETARD À PRENDRE

FUYANT FAIBLE

VITESSE = ATTENTE

 

E  Erreurs les plus fréquentes :

Suivant les types de fuyants ceux-ci sont manqués :

Fuyant droit grande vitesse : manqué derrière et au – dessus

Solution ð prendre du retard et descendre l’attente en dessous de la trajectoire.

Fuyant droit vitesse faible : manqué devant et dessous

Solution ð anticiper sur la trajectoire et l’attendre

Fuyant montant : manqué derrière

Solution ð retard à prendre

Manqué au dessus

Solution ð anticiper, canon haut.

Fuyant avec angle : manqué devant

Solution ð anticiper

Manqué derrière

Solution ð retard.

Bien entendu et suivant vos convenances, votre morphologie et vos moyens de tireur, il conviendra d’établir votre façon d’attaquer vos fuyants, à votre rythme, à votre vitesse d’exécution.

L’épaulé sur le tir des fuyants doit être parfait et bien plus encore que sur les autres trajectoires, le fuyant rapide ne pardonne pas l’erreur de mise en joue.

Il faut bien épauler d’abord et tirer ensuite.

 

Les RENTRants

 

Les plateaux rentrants sont des cibles qui viennent sur vous et vous passent au dessus de la tête.

Le danger de cette cible est son apparente facilité. Elle arrive, la voilà et elle est manquée derrière avec un écart sur la trajectoire à gauche ou à droite.

 

POURQUOI CE TYPE DE PLATEAU EST SOUVENT RATÉ ?

 

L’œil est fait pour voir et cherche à voir la cible en permanence, l’arme est donc dégagée du plateau, soit en arrière, soit à droite ou à gauche.

Inconsciemment, le tireur décolle la joue de la crosse pour continuer à voir le plateau en évolution et celui-ci est manqué derrière.

 

ATTAQUE DES RENTRANTS :

 

E  Rentrant droit :

Canon assez haut, vous suivez la cible, le moins longtemps possible mais suffisamment pour juger la trajectoire.

Ensuite, vous cachez cette cible et vous tirez. Vous devez impérativement rester appuyé sur la crosse.

E  Rentrant sur la droite :

Canon haut, vous suivez la cible en restant à son allure et vous la dépassez d’une avance proportionnelle à sa vitesse.

E  Rentrant sur la gauche :

Canon haut, gymnastique de l’œil directeur entre le plateau et la bande de visée. Il faut absolument monter les canons, l’avance n’étant guère significative, l’impression visuelle étant de tirer les canons nettement au-dessus de la trajectoire.

 

GÉNÉRALITÉS SUR LES RENTRANTS :

 

Ces cibles sont à tirer avec beaucoup d’énergie et sans hésitation.

Il convient de faire du « rentre dedans ».

 

Les TRAVERSARDs

 

Les traversards sont des cibles passant en travers par rapport au tireur. Lorsque celui-ci va tirer sur ce type de plateau, le coup de fusil sera perpendiculaire à cette trajectoire. Il existe des traversards « droite/gauche » et traversards « gauche/droite ». C’est sur cette catégorie de cibles que vous devrez effectuer les plus grandes corrections d’avance. En effet, le fait d’être perpendiculaire à la trajectoire impose de grandes corrections de tir.

Le principe d’anticipation ou de retard déjà vu dans le tir des fuyants s’applique également sur ce type de cibles.

Il faut également savoir que plus le traversard est loin, plus il faudra mettre de l’avance mais aussi tirer impérativement en dessous de la trajectoire. En effet, pendant le temps que vos plombs mettront pour se rendre à l’endroit visé, le plateau ralentissant va s’enfoncer sur sa trajectoire et d’autant plus qu’il est lointain.

Il faut donc faire deux corrections, une en avance et une en dessous.

   LE BALL -TRAP EST TELLEMENT GRISANT

 QUE VOUS ALLEZ VOUS ACCROCHER  

   ET VOUS VOUDREZ SURTOUT VOUS VAINCRE !  

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